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HISTORIQUE DES FRANCOFOLIES DE MONTRÉAL
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Les Francos en bref

L'impact des FrancoFolies de Montréal sur notre culture populaire s'avère majeur. Dès la première édition, l'événement a su offrir une programmation de choix, présentant aussi bien les plus grands noms de la chanson francophone que les artistes de l'heure et les figures montantes. Dans cette dernière catégorie, soulignons la première visite en Amérique de Patricia Kaas, en 1989, et bien sûr les débuts endiablés d'un Jean Leloup qui, un soir de panne d'électricité au Spectrum, a terminé sa prestation, guitare en mains, dans la rue, juché sur le toit d'une automobile ! Les FrancoFolies ont de plus proposé des concepts inédits, tels La fête à… et Carte blanche à…, qui ont donné lieu à des rencontres artistiques inoubliables et connu de francs succès auprès du public et des médias.

Depuis toujours, Les FrancoFolies ont pour mission de promouvoir la chanson d'expression française, de favoriser sa diffusion et de stimuler la circulation des artistes de toute la francophonie. Le bilan apparaît donc des plus positifs. Il traduit une importante évolution tant de la diversité et de la quantité de spectacles présentés que du nombre de participants. En 1989, une quinzaine de spectacles étaient vus par environ 5 000 personnes, alors qu'en 2003, la programmation incluait quelque 200 spectacles, — dont 150 entièrement gratuits —, vus par 814 244 festivaliers et couverts par des centaines d'articles et de reportages au Québec, au Canada, en Amérique du Nord et en Europe. En 2008, on dénombre 250 spectacles.

En 1989, il aurait été impensable d'imaginer un événement d'une telle ampleur, exclusivement consacré à la musique francophone. Quand Les Francos ont vu le jour, la chanson traversait une période difficile et avait besoin d'un solide outil de relance. La chance a voulu que Jean-Louis Foulquier, fondateur des FrancoFolies de La Rochelle, souhaite à cette même époque développer un volet francofou en Amérique ! Et qu'il trouve en Alain Simard et Guy Latraverse, l'enthousiasme, l'énergie et le savoir-faire nécessaires pour mener cette folle entreprise à la réussite. Car, au départ, rien n'était gagné…

En 1989, populariser un festival de chanson francophone auprès des jeunes et des diverses communau­tés culturelles n'était pas mince affaire. Les FrancoFolies de Montréal ont pourtant remporté ce pari. Et comment ! En 2002, les moins de 35 ans représentaient les deux tiers des foules venues sur le site des Francos, alors qu'en 1994 ce groupe d'âge n'en représentait que 44 %. Parallèlement, en 1995, seulement 4 % des festivaliers appartenaient à une communauté culturelle (autre que québécoise ou canadienne) alors qu'en 2002, cette proportion atteignait les 17 %. Les FrancoFolies constituent donc, plus que jamais, un événement rassembleur dont les retombées économiques des différentes éditions avoisinent les 36 millions $.

Du point de vue artistique, Les FrancoFolies ont contribué à l'essor de la carrière locale et internationale de toute une nouvelle génération de vedettes, et non les moindres, comme Jean Leloup, Lynda Lemay, France D'Amour, Daniel Bélanger, Lara Fabian, Isabelle Boulay, Ariane Moffatt, Yann Perreau - récipiendaire 2003 du Prix Félix-Leclerc de la chanson -, Kevin Parent, Éric Lapointe et Daniel Boucher. Ces trois derniers ont marqué la 15e édition avec le mégaspectacle extérieur gratuit Le Vent, la Mer, le Roc.