Éditions :
Les Francos en bref
L'impact des FrancoFolies de Montréal sur notre
culture populaire s'avère majeur. Dès la première
édition, l'événement a su offrir une programmation
de choix, présentant aussi bien les plus grands noms de la chanson francophone
que les artistes de l'heure et les figures montantes. Dans cette dernière
catégorie, soulignons la première visite en Amérique de
Patricia Kaas, en 1989, et bien sûr les débuts
endiablés d'un Jean Leloup qui, un soir de panne
d'électricité au Spectrum, a terminé sa prestation, guitare
en mains, dans la rue, juché sur le toit d'une automobile !
Les FrancoFolies ont de plus proposé des concepts inédits, tels
La fête à… et Carte blanche à…,
qui ont donné lieu à des rencontres artistiques inoubliables
et connu de francs succès auprès du public et des médias.
Depuis toujours, Les FrancoFolies ont pour mission
de promouvoir la chanson d'expression française, de favoriser
sa diffusion et de stimuler la circulation des artistes de toute la francophonie. Le
bilan apparaît donc des plus positifs. Il traduit une importante évolution
tant de la diversité et de la quantité
de spectacles présentés que du nombre de participants. En 1989, une
quinzaine de spectacles étaient vus par environ 5 000 personnes, alors
qu'en 2003, la programmation incluait quelque 200 spectacles, —
dont 150 entièrement gratuits —, vus par 814 244 festivaliers
et couverts par des centaines d'articles et de reportages au Québec, au Canada,
en Amérique du Nord et en Europe. En 2008, on dénombre 250 spectacles.
En 1989, il aurait été impensable
d'imaginer un événement d'une telle ampleur, exclusivement consacré
à la musique francophone. Quand Les Francos ont vu le jour, la chanson traversait
une période difficile et avait besoin d'un solide outil de relance.
La chance a voulu que Jean-Louis Foulquier, fondateur des FrancoFolies de
La Rochelle, souhaite à cette même époque développer
un volet francofou en Amérique ! Et qu'il trouve en Alain Simard
et Guy Latraverse, l'enthousiasme, l'énergie et le savoir-faire
nécessaires pour mener cette folle entreprise à la réussite.
Car, au départ, rien n'était gagné…
En 1989, populariser un festival de chanson
francophone auprès des jeunes et des diverses communautés
culturelles n'était pas mince affaire. Les FrancoFolies de Montréal
ont pourtant remporté ce pari. Et comment ! En 2002,
les moins de 35 ans représentaient les deux tiers des foules
venues sur le site des Francos, alors qu'en 1994 ce groupe d'âge
n'en représentait que 44 %. Parallèlement, en 1995,
seulement 4 % des festivaliers appartenaient à une communauté culturelle
(autre que québécoise ou canadienne) alors qu'en 2002,
cette proportion atteignait les 17 %. Les FrancoFolies constituent
donc, plus que jamais, un événement rassembleur dont les
retombées économiques des différentes éditions
avoisinent les 36 millions $.
Du point de vue artistique, Les FrancoFolies ont
contribué à l'essor de la carrière locale et internationale de
toute une nouvelle génération de vedettes, et non les moindres, comme
Jean Leloup, Lynda Lemay,
France D'Amour, Daniel Bélanger,
Lara Fabian, Isabelle Boulay,
Ariane Moffatt, Yann Perreau -
récipiendaire 2003 du Prix Félix-Leclerc de la chanson -,
Kevin Parent, Éric Lapointe et
Daniel Boucher.
Ces trois derniers ont marqué la 15e édition avec
le mégaspectacle extérieur gratuit Le Vent, la Mer,
le Roc.
1989
Que la fête commence ! Quatre
ans après la création des FrancoFolies de La Rochelle,
Les FrancoFolies de Montréal prennent un premier envol.
Débuts relativement modestes d'une manifestation culturelle
qui, en quelques années, deviendra un des points de
mire de la chanson francophone à l'échelle internationale.
Une quinzaine de spectacles figure au menu de cette édition
inaugurale qui se déroule du 7 au 16 septembre
au Spectrum, avec l'appui d'Hydro–Québec et de
Labatt, notamment celui de Jean Leloup,
assurément la révélation de cette première édition.
Déjà, des jumelages réussis
comme ceux de Jacques Higelin et de Michel Pagliaro,
de Louise Forestier et de Maurane ou
encore de Michel Rivard et de Maxime Le Forestier,
donnent une saveur propre aux FrancoFolies montréalaises. En
cette occasion, Montréal devient l'hôte de la soirée
annuelle de la Communauté des télévisions francophones,
qui diffuse dans tous les pays membres le spectacle de clôture Bonjour
la visite, animé par Michel Rivard,
qui reçoit notamment Patricia Kaas. Spectacle
vu par plus de 20 millions de téléspectateurs.
La table est mise pour les années à venir.
1990
Dans la foulée de leur premier succès,
Les FrancoFolies de Montréal récidivent
et accueillent, pour cette deuxième édition,
plus de 20 000 spectateurs. Une augmentation de
300 % en comparaison avec l'année précédente !
Cette folie aux guichets est le fruit d'une programmation
plus élaborée dans laquelle se retrouve une
multitude d'artistes de grande qualité. Du 30 novembre
au 8 décembre, quatre séries de spectacles
sont présentées dans trois salles différentes
et le public montréalais en profite pour multiplier
les découvertes.
Parmi les concerts qui font frissonner les foules
on retiendra ceux d'Arthur H., Patrick Bruel,
Jim Corcoran et Terez Montcalm.
Le rocker français Jean–Louis Aubert se
fait aussi remarquer dans la série Tandem franco-québécois
de l'Office franco-québécois pour la Jeunesse. Les rencontres
inopinées de Michel Rivard et
Maxime Le Forestier, de Richard Séguin
et Paul Personne et de Laurence Jalbert et
Luc De Larochelière provoquent,
quant à elles, un véritable tonnerre d'applaudissements.
Une grande tradition des FrancoFolies de Montréal
voit le jour avec la présentation de spectacles thématiques
tels La Fête à… Gilles Vigneault et La
Fête à… Daniel Lavoie,
qui réunissent une pléiade d'artistes rendant hommage
aux fêtés lors de soirées mémorables. Les FrancoFolies
de Montréal sont désormais un événement
avec lequel il faut compter et la présence bien sentie des
médias nationaux et internationaux vient appuyer cette affirmation.
1991
À leur troisième année
d'existence, Les FrancoFolies de Montréal s'installent
dans le Quartier latin avec des concerts au Théâtre
St–Denis et au Spectrum, auxquels s'ajoute une programmation
gratuite variée dans les bars et les bistrots de la
rue Saint–Denis. La soirée Piano solo avec
Steve Faulkner et Véronique Sanson,
le raï endiablé de Cheb Khaled,
l'hommage à la chanson québécoise de
Marie–Denise Pelletier et
le concert acoustique de Francis Cabrel sont
autant de moments forts de la cuvée 1991.
Le concept de La Fête à... est
de retour alors que Richard Séguin,
Véronique Sanson, Kashtin,
Martine St-Clair et La Bande Magnétik
viennent faire la bascule musicale à Claude Dubois.
C'est sans oublier la présence en sol montréalais de
Juliette Gréco,
dont le concert demeurera l'un des faits d'armes de l'histoire des
FrancoFolies de Montréal. Tandis que la relève d'ici
et d'ailleurs en profite pour régaler le public jusqu'aux petites
heures du matin sur la rue Saint–Denis, La Bande Magnétik
et Madame récoltent des invitations aux FrancoFolies de
La Rochelle à la suite de leurs prestations.
Avec 25 000 entrées payantes en plein
cœur de la récession et une couverture médiatique
accrue, Les FrancoFolies de Montréal continuent de connaître
une progression constante.
1992
Ayant lieu au début d'octobre, histoire
de s'intégrer aux activités entourant le 350e anniversaire
de la métropole, Les FrancoFolies de Montréal
sèment la fièvre dans le Quartier latin. Un
virus qui fait son chemin jusqu'au Forum où le spectacle
d'ouverture regroupe les plus grands noms de la chanson québécoise
qui viennent y chanter leur amour de la métropole.
Le groupe Beau Dommage fait un cadeau apprécié
au public en se réunissant exceptionnellement pour l'occasion.
Dans la programmation régulière, les
« cousins » Gilbert Bécaud et
Jacques Higelin électrisent
leurs fans chacun à leur façon tandis que Dan Bigras,
Laurence Jalbert, Angélique Kidjo
et MC Solaar les imitent lors de leurs prestations respectives.
Louise Forestier fait un tabac avec son spectacle-concept
qui séduit à la fois les journalistes et les producteurs
européens qui l'invitent à venir
conquérir les scènes parisiennes. Les FrancoFolies
de Montréal atteignent un autre plateau en doublant le nombre
de spectateurs, qui grimpe à 50 000 en cette occasion.
Avec cette quatrième édition, Les FrancoFolies
montréalaises s'établissent comme l'une des grandes
manifestations culturelles francophones du monde entier.
1993
De retour au mois de décembre, Les FrancoFolies
de Montréal retrouvent un public plus assidu que jamais
avec une programmation représentative de tous les courants
musicaux de la francophonie. Serge Reggiani,
Michel Jonasz, Daniel Bélanger,
Stephan Eicher et Goeffrey Oryema signent
des prestations mémorables lors de cette édition,
où le calibre est des plus élevés. Le
spectacle d'ouverture, qui rend hommage à Jacques Brel,
met en valeur une facette différente du talent de nombreux
artistes québécois et étrangers. La
Fête à... Édith Butler,
la Fête aux enfants de Carmen Campagne,
le concert de Noël d'André Gagnon et
la soirée de clôture avec l'opéra rock
Les Romantiques, sont
autant d'événements spéciaux qui viennent
marquer ce 5e anniversaire des FrancoFolies de Montréal.
Les Français Jad Wio et Daran
et les Chaises ainsi que les sonorités québécoises
de Zébulon sont aussi de la partie,
bouleversant les conventions en faisant trembler les murs
des Foufounes Électriques. Avec 50 spectacles
répartis à l'intérieur de six séries
et plus d'une centaine d'artistes en provenance d'une dizaine
de pays, Les FrancoFolies de Montréal atteignent
une dimension maximale dans leur structure actuelle et des
changements majeurs se pointent à l'horizon.
1994
L'année du grand déménagement.
Nouvelles dates, nouveaux lieux, Les FrancoFolies de
Montréal se transforment en une fête estivale
qui se déroule au début du mois d'août
sur le même emplacement où le Festival International
de Jazz de Montréal obtient un grand succès
depuis plusieurs années. Un imposant volet de spectacles
extérieurs gratuits se met en place à proximité de
la Place des Arts et du Complexe Desjardins. Il fait découvrir
au grand public de multiples talents en émergence,
tandis que la programmation en salle accueille les plus grands
noms. L'événement prend une tout autre dimension
et devient la plus grande manifestation consacrée à la
chanson francophone dans le monde entier.
Du côté de la programmation en salle,
les grands noms sont au rendez-vous alors que Jane Birkin,
Alain Souchon et Diane Dufresne offrent
des prestations qui resteront longtemps gravées dans les mémoires.
Le spectacle d'ouverture Salut Félix ! et La
Fête à... Claude Léveillée poursuivent
de belle façon la tradition des soirées thématiques
tandis que La Symphonie du Québec « Dix ans
de chansons » met en vedette plusieurs grands artistes
de la chanson québécoise dans un concert symphonique
inoubliable. Célébrant le 10e anniversaire de la
maison de disques Audiogram, cet événement s'inscrit
comme une tradition naissante initiée avec la présentation
de l'opéra rock Les Romantiques en
1993.
Près de 400 000 personnes fréquentent
le nouveau site extérieur dont les scènes deviennent
le tremplin de la relève d'ici et d'ailleurs. Le rocker québécois
Éric Lapointe et
le groupe Zébulon sèment la frénésie
sur leur passage alors que l'énergique rappeur Soon EMC fait
danser la foule avec son rap jazz soul. Les Français Daran
et les Chaises et Sinclair n'ont rien à leur
envier avec des prestations plus qu'allumées. La fête
est continuelle alors que le parvis de la Place des Arts prend des
allures de bal musette ou de village africain tandis que les pétillants Quarts
de Rouge et autres joyeux lurons terminent les soirées
sur une note musicale humoristique. Le défi est relevé !
Les FrancoFolies de Montréal ont pris le virage estival
avec un succès éclatant qui les positionne au rang des
grands événements internationaux de la francophonie.
1995
Les FrancoFolies de Montréal
occupent maintenant leur juste place parmi les grands festivals
de l'été montréalais, tout en continuant
de se développer au bénéfice de la chanson
francophone. Avec une assistance record de plus de 500 000 personnes
malgré quelques jours de pluie, Les FrancoFolies
de Montréal parviennent pour la première fois à boucler
leur budget grâce à un succès de billetterie
sans précédent. En plus de Charles Aznavour,
qui fait tomber Montréal sous son charme avec quatre
spectacles inoubliables présentés à guichets
fermés à la salle Wilfrid–Pelletier, Beau Dommage y
offre des adieux émouvants avec deux prestations présentées
en ouverture de l'événement.
Plusieurs grands noms de la chanson francophone défilent
sur scène et la qualité des spectacles des Nougaro,
Higelin, et Lavilliers reflète un succès
artistique s'étendant aussi à l'imposant volet de concerts extérieurs
gratuits qui s'affirme de plus en plus comme la vitrine des FrancoFolies
montréalaises. La fête est au rendez-vous en plein air
avec les prestations endiablées de Kevin Parent,
Corbach, Laymen Twaist et Molodoï,
qui donnent le ton parmi les quelque 175 spectacles offerts sur
les cinq scènes extérieures. Présentés
en salle à la suite de leur passage remarqué à l'extérieur
en 1995, Daran et les Chaises, de même
que Sinclair, soulèvent tour à tour
le public du Spectrum avec des spectacles au cours desquels ils se
disputent un véritable championnat d'intensité.
De plus, la tradition de La Fête à... est
toujours bien vivante, comme en font foi les soirées mémorables
passées en compagnie des jubilaires Sylvain Lelièvre
et Jean–Pierre Ferland,
ce dernier étant fêté lors du gala de clôture
de ces septièmes FrancoFolies de Montréal qui poursuivent
leur croissance en affichant une saine maturité.
1996
Placées sous le signe de l'ouverture
avec une programmation rajeunie et éclectique, les
8es FrancoFolies de Montréal sont plus que jamais
le miroir de la culture musicale francophone et dépassent
le cap des 500 000 spectateurs pour une deuxième
année d'affilée. À sa troisième
présentation estivale, l'événement francofou
réalise pleinement son objectif de rapprochement avec
les jeunes et les communautés culturelles, dont la
participation s'accroît sensiblement grâce à de
nouvelles séries consacrées au hip-hop et aux
musiques du monde. En ouverture de la programmation en salle,
le méga-spectacle La Fête à…
Berger-Plamondon réunit
près de 700 artistes sur scène qui rendent
un hommage spectaculaire aux chansons du célèbre duo.
Parmi les nombreux événements spéciaux,
on retiendra La Fête à… Raymond Lévesque,
touchante et réussie, ainsi que le triomphe de Giorgio Conte dans
la Soirée multiculturelle présentée au Spectrum.
Les grands noms de la chanson française sont bien sûr
de la partie : Charles Trenet et Guy Béart,
de retour après 35 ans d'absence, font les délices de
leur public avec leurs prestations respectives. La nouvelle génération
n'est pas en reste comme le prouvent Kevin Parent,
Mano Solo, Arno, Thomas Fersen et
plusieurs autres, avec des spectacles inoubliables. Le Spectrum en
Haut devient un refuge apprécié par les amateurs de
rock alternatif qui s'en donnent à cœur joie au son des Silmarils,
Groovy Aardvark et
autres formations électrisantes. La musique bat aussi son plein
en plein air sur un site réaménagé où la
formation Noir Silence sème
l'hystérie dans une foule de plusieurs milliers de personnes.
Les Sénégalais de Positive
Black Soul y font également un tabac avec leur rap
africain, tout comme Michel Faubert,
dont le folklore avant-gardiste reçoit un accueil des plus
chaleureux. L'année 1996 est aussi celle de la création
du Prix Félix–Leclerc, une distinction qui ajoute au
prestige international des FrancoFolies de Montréal et dont
la première récipiendaire québécoise
est l'émouvante Marie–Jo Thério.
1997
Pour leur neuvième édition,
Les FrancoFolies de Montréal changent de visage
avec la création de six mondes thématiques sur
le site extérieur des festivités. Combinant
des musiques, des artisans et des styles de restauration différents,
ces espaces permettent à l'événement
francofou de connaître un succès sans précédent,
créant une véritable fête globale à l'image
de la diversité qui existe dans la francophonie. Pour
la première fois, l'ensemble des activités est
présenté en soirée et la participation
est estimée à plus de 600 000 personnes
pour les dix jours de festivités. Dans le cadre du
premier grand concert extérieur gratuit de l'histoire
des FrancoFolies de Montréal, Jim Corcoran et
l'Orchestre Symphonique de Montréal séduisent
quelque 30 000 festivaliers venus les entendre.
Que ce soit en des endroits aussi différents que la Zone
Hip (hip-hop et musique alternative) ou La Boîte à Chansons,
qui accueille des artistes de la trempe de Claude Gauthier et
Sylvain Lelièvre, l'ambiance est à la fête
sur le site complètement réaménagé.
Au gré des différentes séries
proposées, les Rude Luck, Sylvain Cossette,
Teri Moïse, Wampas et
2 Bal 2 Neg offrent,
entre autres, des spectacles remarqués. Plus multiculturelles
que jamais, Les FrancoFolies de Montréal continuent de
s'ouvrir à de nouveaux horizons aussi bien sur les scènes
extérieures qu'en salle, où les deux Soirées
Multiculturelles Hydro-Québec obtiennent un franc
succès. Au chapitre des nouvelles séries en salle, les Nuits
Air Transat, présentées au Métropolis, donnent
lieu à des prestations allumées de la part d'artistes
tels que I AM, Dubmatique et Indochine,
tandis que les spectacles Hip Rap Rock proposent des fins
de soirées alternatives fortement appréciées
au Spectrum. Les grands noms de la chanson sont bien sûr au
rendez-vous à la Place des Arts : Michel Jonasz,
Sylvie Vartan, Sacha Distel,
Claude Dubois et plusieurs autres ne font pas mentir leur
réputation en offrantdes concerts mémorables.
Présentée en spectacle de clôture, La
Fête à… Paul Piché rend
pour sa part un hommage réussi à l'un des piliers
de la chansons d'ici. Pour une deuxième année consécutive,
le Prix Félix–Leclerc est remis par Les FrancoFolies
de Montréal et c'est l'excellente Sylvie Paquette qui
en est l'heureuse récipiendaire. En cette année charnière,
Les FrancoFolies de Montréal s'engagent avec succès
dans une nouvelle direction qui promet pour les années à venir.
1998
Pour leur dixième anniversaire, Les FrancoFolies
de Montréal se déroulent dans une atmosphère
de fête sans précédent avec une édition
spéciale présentée en début d'été,
du 18 au 27 juin. Dix événements spéciaux,
dont trois gratuits en plein air, viennent souligner avec éclat
dix ans d'ouverture sur les différentes musiques francophones.
De retour pour une deuxième année consécutive,
les six mondes thématiques présentent un visage
amélioré au public, qui participe en nombre
accru. À l'occasion de ce 10e anniversaire, plusieurs
artistes qui ont déjà marqué Les FrancoFolies
de Montréal tels que Juliette Gréco,
Jean Leloup, Claude Nougaro,
Kevin Parent, Zachary Richard et
MC Solaar reviennent offrir des prestations à la hauteur
de leur talent.
Le deuxième Grand Concert Hydro-Québec avec
Dan Bigras et l'Orchestre I Musici de
Montréal, ainsi que l'Événement Nouveau Rock
Bleue Dry avec Louise Attaque et
Lili Fatale (récipiendaire du Prix
Félix–Leclerc 1998), connaissent aussi un
excellent succès dans le cadre des festivités extérieures,
tout comme les Rachid Taha, Pigalle,
Les Colocs, Mario Peluso,
Jeff Bodart et Dolly.
Malgré deux journées en moins en raison d'une relâche
pour la Saint–Jean Baptiste, les ventes sur le site se
maintiennent au niveau des années précédentes
et la billetterie connaît quant à elle une hausse spectaculaire
de 40 %. Les FrancoFolies de Montréal bénéficient
aussi d'un rayonnement international de premier plan avec la présence
d'un nombre record de près de 300 représentants
des médias venus couvrir l'événement. En raison
de sa tenue en juin, le 10e anniversaire favorise également
la venue de nombreux professionnels européens, dont plusieurs
participent notamment au débat/rencontre sur l'AMI (Accord
multilatéral sur l'investissement).
À l'aube de la prochaine décennie,
Les FrancoFolies de Montréal sont en meilleure position
que jamais pour poursuivre avec succès leur mission de diffusion
des musiques d'expression francophone. La série des trois affiches
produites à l'occasion du 10e anniversaire des FrancoFolies
de Montréal vaudront à l'événement, en 1999,
le Grand Prix dans la catégorie Publicité, remis dans
le cadre du concours LUX des professionnels de la photographie québécoise.
1999
Pour une 11e année consécutive,
Les FrancoFolies de Montréal ont permis aux Montréalais
et à leurs invités de vivre de grands moments
musicaux, de faire de belles découvertes et d'apprécier
la qualité et la diversité de la chanson dans
toutes ses acceptions francophiles. En tout, quelque 750 musiciens,
vedettes de la chanson et figures montantes ont livré environ
180 prestations, dont près de 140 gratuitement
en plein air. La programmation de prestige offerte cette année,
la diversité des tendances et des saveurs musicales
proposées, le nombre de créations et de rencontres
magiques suscitées sont autant d'éléments
qui ont de nouveau contribué à faire de l'événement
la plus grande fête de la musique francophone qui soit.
On ne peut que souligner ici les prestations des
Jérôme Cotta, B'Net Houariyat,
Métis, Daniel Boucher,
Jérôme Minière,
Crampe en Masse, M, Pierpoljak,
La Volée d'castors, Sam Mangwana
et Rude Luck, dans le cadre d'une quinzaine de séries
qui nous auront permis de découvrir, à l'extérieur, de
nouveaux visages et de littéralement faire la fête.
On ne peut non plus passer sous silence le passage
d'artistes et de formations de renom tels Serge Lama, I Muvrini et Stephan Eicher,
ou incandescents comme Jacques Higelin et
Rachid Taha.
Le succès renouvelé des jumelages de fin de soirée
au Spectrum de Montréal, dans le cadre de la série Hip
Rap Rock Bleue Dry, est aussi l'un des ingrédients
de la réussite de l'événement. Mais ce sont les
créations, qui ont été l'occasion de fort belles
rencontres en salle, qui demeureront les plus mémorables. On
retiendra plus particulièrement la Carte blanche à…
Isabelle Boulay, qui fut absolument flamboyante,
et La Fête à… Michel Rivard,
qui soulignait, en famille et parmi nous, 25 ans de métier
bien sonnés. Toutefois, mis à part le Grand Concert
Hydro–Québec, qui mettait cette année à l'affiche
un concert réunissant Natalie Choquette et
l'Orchestre symphonique de Montréal et qui
a attiré un nombre record de spectateurs, et nonobstant le
concept des six Mondes thématiques, qui fait toujours l'unanimité de
la part des critiques et des festivaliers, on a noté une baisse
de l'achalandage sur le site des FrancoFolies de Montréal par
rapport à l'an dernier, alors que l'événement,
présenté en juin, avait lancé la saison estivale.
Cette situation découle en partie de la grève à la
Place des Arts, qui a forcé le transfert, hors du site, de
la plus importante série des FrancoFolies de Montréal,
Les Événements Hydro–Québec, les festivaliers
assistant à ces spectacles n'ayant pas été d'emblée
portés à profiter des lieux de la fête avant et après leur
soirée. De plus, le retour de l'événement au mois d'août
a eu pour effet de réduire le nombre d'artistes et de professionnels
de l'industrie de la chanson qui participaient cette année à
l'événement. Malgré ces impairs et grâce à l'appui
renouvelé des festivaliers, cette fête musicale par excellence a connu un
large succès, tant du point de vue de la fréquentation
en salle que de l'intérêt manifesté pour les artistes établis
ou en émergence qui se produisaient à l'extérieur.
D'ailleurs, cette 11e édition des FrancoFolies
de Montréal a attiré presque 40 % de nouveaux participants,
en majorité des jeunes. Elles auront démontré une
fois de plus le rôle essentiel qu'elles jouent, tant sur le
plan du développement et de la diffusion de la musique francophone
que sur celui de l'intégration des cultures. L'événement
se voyait attribuer le Prix Événement culturel du Canada,
lors du Gala des Prix Attractions Canada, tenu en avril.
2000
Grille
des spectacles (450 Ko)
Pour une 12e année consécutive,
Les FrancoFolies de Montréal offrent au public de la métropole,
du Québec tout entier et même d'ailleurs, l'occasion
de voir et d'entendre le meilleur de la musique d'expression francophone.
Présentée du 27 juillet au 5 août sur
un site réaménagé autour de l'esplanade de la
Place des Arts, cette édition des FrancoFolies boucle son budget
avec un surplus estimé à 35 000 $, le dernier
surplus remontant à 1995. Avec un taux moyen d'occupation
des salles de près de 80 % de même qu'une augmentation
des ventes de billets de l'ordre de 40 %, le délire francofou
permet à quelque 1000 musiciens et artistes en provenance
d'une quinzaine de pays de faire apprécier à un public
plus nombreux, plus jeune et très attentif la qualité et
la diversité de la création francophone, dans un esprit
d'ouverture et de découvertes.
Nul doute, les Francos contribuent de belle façon à l'essor
de la chanson francophone. Les spectacles présentés
en salle revêtent un caractère innovateur à travers
lequel transpirent audace et générosité. Pensons à cette
formidable rencontre entre Jean–Pierre Ferland,
Michel Rivard et Daniel Bélanger,
aux inoubliables prestations de Mano Solo, Faudel,
Arthur H., à l'incandescent Rachid Taha,
aux toujours fantastiques Rita Mitsouko, à Jorane,
Katerine et Nicola Ciccone.
Tout aussi percutants cette Carte blanche à…
Éric Lapointe, le fabuleux retour à la lettre
M et l'hommage grandiose rendu à Gerry Boulet par une
vingtaine d'artistes lors de la soirée de clôture. On
doit également souligner la sublime rencontre entre Michel Faubert
et le Breton Yann Fanch Kemener.
La programmation extérieure, riche et diversifiée, offre
quant à elle quelque 130 spectacles gratuits sur un site à dimension
humaine particulièrement convivial.
Le public participe en nombre à l'occasion
du Grand Spectacle Ford Focus mettant en vedette le parrain du
rock québécois, Michel Pagliaro.
Notons aussi les irrésistibles prestations de Daniel Boucher,
Urbain Desbois, du groupe de l'heure au Québec,
Les Respectables, avec une finale livrée en compagnie
d'Okoumé et André Vanderbielst,
des Colocs, ainsi que les spectacles de Sergent Garcia,
Kohann, Saïan Supa Crew,
Latitude Nord, les déchaînés Dionysos,
Kalembourg, Zéro °Celcius,
du Nouveau–Brunswick, Le Tone, ou encore
D.J. Pocket, qui fait un passage pour le moins remarqué au
bar rétro-futuriste Le Shag ! Cette année, peut-être plus que
jamais, les Francos se sont avérées une vitrine exceptionnelle
sur la francophonie musicale, un lieu de découvertes fabuleuses,
des rencontres inédites, des surprises pour les festivaliers,
une voie d'accélération pour les artistes en émergence,
mais avant tout une source d'énergie vivifiante et enivrante
pour les festivaliers et les musiciens.
2001
Formidable lieu de créations, zone
de convergence et d'ouverture des cultures, des styles et
des générations, Les 13es FrancoFolies
de Montréal permettent cette année encore à plus
de 1 000 musiciens et chanteurs, issus des quatre coins
de la francophonie, de faire de cette fête de la musique
francophone un immense succès. Tenue du 26 juillet
au 4 août 2001, cette 13e édition
attire un nombre record de festivaliers, tandis que 636 962 entrées
sont comptabilisées en salles et sur le site. Les FrancoFolies
sont particulièrement fières d'attirer des foules
issues de toutes les communautés montréalaises,
notamment avec les spectacles présentés sur
la scène Multiculturelle Hydro–Québec,
de même que lors de la Grande
Fête Antillaise qui
réunit Luck Mervil,
la formation cubaine Lady Salsa, le
chanteur-percussionniste Mino Cinelu et
une trentaine de danseurs et danseuses ! D'autre part,
cette édition est certes l'une des plus réussies
sur le plan de la programmation (on observe d'ailleurs une
augmentation des ventes de billets de l'ordre de 46 %
en ce qui a trait aux spectacles concoctés spécialement
pour l'événement).
Grâce aux moyens additionnels qu'amène
la captation télévisuelle de certains spectacles qui
ne pourraient avoir lieu sans cet apport, Les FrancoFolies de
Montréal sont en mesure de présenter, cette année,
un nombre sans précédent de créations, de primeurs
et de happenings, dont la qualité atteint un niveau exceptionnel.
Parmi ceux-ci notons le spectacle d'ouverture intitulé Sous
influence, conçu par Diane Dufresne,
au cours duquel elle a partagé ses complicités musicales
avec de nombreux artistes de son choix, dont nulle autre que la grande
dame de la chanson, Juliette Gréco,
ou encore l'inoubliable fusion sur scène entre Zachary Richard
et Isabelle Boulay.
Soulignons aussi la Carte blanche laissée à
La Bottine Souriante,
qui célèbre ainsi son 25e anniversaire accompagnée
de nombreux invités dont Kate et Anna McGarrigle,
Natalie MacMaster et Les Charbonniers
de l'enfer. Le magistral spectacle de clôture intitulé La
Grande Paix, que sont entre autres venus signer sur scène
Florent Vollant et Richard Séguin,
a également fait très belle figure, au même titre
que le concert–concept Madame Rêve, avec un
Bruno Pelletier comblé et entouré de ses belles,
sans oublier la percutante prestation de Pierre Harel dans
Félix en colère.
L'un des coups les plus réussis de cette
13e édition
demeure sans contredit la création sur scène (pour la
première fois au Québec) du spectacle de théâtre
musical Les Parapluies de Cherbourg, mis en scène
par René Richard Cyr,
dont toutes les représentations affichaient complet avant le
début de l'événement. D'autre part, Les FrancoFolies
consacrent cinq spectacles en cinq soirs à Arthur H. (et
autant de concepts !), dans le cadre de Chansons intimes La Presse.
Un témoin privilégié raconte
que l'inclassable artiste n'a pas eu besoin d'avion pour retourner
chez lui tellement il planait… Les apparitions inopinées
abondent particulièrement cette année avec, par exemple,
un Daniel Boucher entouré des Jardiniers,
Muzion, Luc Picard et Jorane,
ou encore Marie–Jo Thério en compagnie
de Mara Tremblay... Parmi le lot de rencontres inédites
que permettent ces 13es FrancoFolies, notons aussi celles entre
Maurane, Louise Forestier et
Bruno Pelletier.
Les festivaliers ont également la chance d'assister exceptionnellement à une
prestation extérieure gratuite de nul autre que Kevin Parent,
qui faisait un retour aux sources en lançant son nouvel album
aux Francos, là même où il s'était d'abord
fait connaître.
Le talent abonde par ailleurs sur le site extérieur,
particulièrement dans l'irrésistible « monde
Pop Le Lait » au look yéyé avec ses
danseuses à gogo, sa scène à bulles… et à sa
très courue Tente Karaoké, sans contredit LA surprise
de ces FrancoFolies. Son succès est tel que les heures d'ouverture
doivent être prolongées jusqu'au début de la nuit !
Désormais inscrit dans les mœurs des noctambules francofous,
le bar éphémère Le Shag, relocalisé dans
la brasserie La vieille 300, située à deux
pas du Spectrum, permet pour sa part d'accueillir Les Nuits D.J. Bleue Dry avec
comme invités spéciaux les D.J. Pocket,
Stefie Shock et Muriel Moreno.
Pour sa part frappé par les prestations d'Isabelle Boulay,
Urbain Desbois, Les Respectables et
Les Couch Potatoes,
le président-fondateur des FrancoFolies de La Rochelle
et cofondateur des FrancoFolies de Montréal, Jean–Louis Foulquier,
les a invités à se produire l'an prochain dans le cadre
de l'événement français, où plusieurs
artistes québécois ont déjà inscrit le
premier jalon de leur carrière en France.
Cette bénéfique synergie qui existe
entre les deux événements trouve aussi écho à Paris,
où le récipiendaire québécois du Prix
Félix–Leclerc de la chanson 2001, Loco Locass,
donnera un spectacle dans le cadre du Sentier des Halles, à Paris.
Marie–Jo Thério, à la
suite de sa superbe prestation aux Francos, a aussi été invitée
à y prendre part. De façon réciproque Miro,
lauréat français du Prix Félix–Leclerc,
sera invité aux prochaines FrancoFolies de Montréal.
Oui, à n'en point douter, les 13es FrancoFolies de
Montréal suscitent passion et engouement. Vivement la
14e édition !
2002
Grille
des spectacles (1 040 Ko)
Créativité, audace et engouement.
Voilà qui décrit bien la 14e édition des
FrancoFolies de Montréal, qui suscite un très grand élan
populaire. Près de 770 000 festivaliers (ce qui correspond à une
augmentation de 24 % par rapport à l'année précédente,
où l'on avait déjà enregistré un record
d'assistance) prennent part à l'événement, qui
se déroule pour la première fois durant 10 jours
consécutifs, du 25 juillet au 3 août 2002.
Plus de 100 000 personnes – du jamais vu dans l'histoire
des Francos pour une seule journée – se pressent sur
le site le lundi de l'événement (qui faisait jusqu'ici
relâche) de même que pour le Grand Spectacle gratuit, La
Fête africaine avec 162 artistes dont 100 percussionnistes.
Quelque 1 000 musiciens, chanteurs, auteurs et compositeurs présentés
dans une programmation aux horizons éclatés participent à la
grande fête de la chanson francophone. Cultures multiples, styles
novateurs et mixité de créations, tout concourt à faire
de cette audacieuse programmation un succès auprès d'un
très large public. En salle, on parle d'une année de
grands crus : y sont présentées plusieurs créations
développées expressément pour l'occasion et les
prestations de grands noms de la chanson.
Le spectacle d'ouverture, intitulé Une
Histoire de famille, réunissant une pléiade d'artistes
autour d'André Gagnon et une trentaine
de musiciens, un émouvant Hommage à Bécaud,
la très enlevante Sortie de filles avec sept chanteuses
et comédiennes en humour et en complicité suscitent
de réels moments de grâce, qui sont immortalisés
pour la télévision. Demeurent également à jamais
gravés dans nos mémoires l'esprit coquin, la verve
et le charme d'Henri Salvador, tout comme
le passage à Montréal des Serge Lama,
Adamo, Sinclair, Dick Annegarn,
Bïa, Le Peuple de l'herbe et
Saïan Supa Crew.
Sont également courus et encensés,
Daniel Bélanger en version Rêver debout,
Paul Piché,le 30e anniversaire de vie artistique
de Jim Corcoran, les Carte blanche à…
Lynda Lemay et à…
Mario Pelchat, le spectacle-événement de
Daniel Boucher, Robert Charlebois Doux
Sauvage, présenté tout au long des Francos, de
même que la nouvelle série Les Jams avec
Luc de Larochelière, ses musiciens et ses invités
et dont sept soirées sur huit affichent complet. Ceci sans oublier le
Party des Loco Locass,
l'ensemble des jumelages de la série Hip Rap Rock,
les deux lauréats 2002 du Prix Félix–Leclerc
de la chanson, Stefie Shock (volet Québec),
lors du Party de clôture, et Bertrand Louis (volet
France), de même que l'époustouflante prestation du compositeur
français Yann Tiersen dans un Métropolis
transformé en une salle de concert avec places assises et où l'on
aurait pu entendre une mouche voler… Mais cela n'est pas du
tout le cas sur le site extérieur, qui ouvre dorénavant
chaque jour à compter de 15 h et où apparaît, à l'intention
de toute la famille, un nouveau monde thématique, le monde
Forain, dédié à l'animation et aux arts du cirque;
la Tente Karaoké Le Lait, qui a été agrandie
pour répondre à l'engouement des festivaliers, accueille
par ailleurs les enfants en fin d'après-midi.
Quant aux chaudes soirées estivales, elles
sont habitées par de jeunes artistes aux talents fous tels
Pierre Lapointe et Ariane Moffatt,
deux grandes révélations cette année, mais auxquels
n'ont rien à envier les Chapeaumelon,
Kitchose Band, Grand Dérangement,
Miro, le lauréat français du prix Félix-Leclerc 2001,
Geneviève et Matthieu, Yann Perreau,
Dumas ou encore Tomás Jensen.
On ne peut également que souligner le passage de l'Algérien
Jimmy Oihid et du grand Manno Charlemagne,
d'Haïti, de même que des prestations de Lulu Hughes et
de Groovy Aardvark, qui crée une véritable
hystérie sur le site… où convergent d'innombrables
autres talents en provenance d'une vingtaine de pays.
Cette riche programmation en salle et extérieure
suscite l'intérêt soutenu des journalistes montréalais
comme de plusieurs médias d'autres régions du Québec
et de l'Ontario, en plus attirer dans la métropole plus d'une
quarantaine de reporters étrangers venus des États–Unis,
de France, ainsi que d'Allemagne, d'Algérie et de Bulgarie.
Les 14es Francos sont entre autres saluées par des médias
aussi prestigieux que la BBC Public Radio International, Le Monde,
Télérama et France Inter, contribuant du coup au rayonnement
de la culture francophone et à la notoriété de
l'événement montréalais, qui se prépare
fébrilement pour son 15e anniversaire.
2003
Grille
des spectacles (2 030 Ko)
Sans aucun doute, les Montréalais vivent
les plus belles FrancoFolies de leur jeune histoire à travers
une 15e édition mémorable… une grande fête
de la musique telle qu'on en rêvait depuis 15 ans : éclectique,
enjouée, conviviale et ouverte sur le monde, avec quantité de
performances éblouissantes et des records d'affluence. Une
fois de plus, les festivaliers sont plus nombreux que jamais sur le
site : la firme indépendante Descarie & complices
en dénombre pas moins de 814 244, dont bon nombre de festivaliers
anglophones rencontrés sur le site, sans doute le résultat
combiné de la campagne touristique effectuée aux États–Unis
et de l'excellente couverture de presse des médias montréalais
de langue anglaise.
Cette 15e édition est également
celle ayant enregistré les plus importantes ventes sur le site.
On note une augmentation de 27 % des ventes de souvenirs, de
consommations et de nourriture sur le site. Quant aux recettes de
la billetterie, elles connaissent une hausse de 38 % par rapport à l'édition
précédente. 15 ans de FrancoFolies, c'est une étape
importante, le moment d'apprécier le chemin parcouru au fil
des ans. Et puisque Les Francos ont toujours eu pour mission
de promouvoir la chanson d'expression française, le bilan de
ces 15 ans apparaît des plus positifs; il traduit une importante évolution
tant de la diversité et de la quantité de spectacles
présentés que du nombre de participants.
En 1989, année de la première édition,
une quinzaine de spectacles sont vus par environ 5 000 personnes,
alors que cette année, les 814 244 festivaliers voient
quelque 200 spectacles, dont plus de 150 entièrement
gratuits. Somme toute, le public est servi à souhait !
On ne peut d'ailleurs passer sous silence la réponse des jeunes,
toujours plus favorable d'année en année, à la
musique francophone. Un engouement palpable qui est fort encourageant
pour les artistes qui choisissent de chanter en français. Afin
de souligner en grand leur 15e anniversaire, Les FrancoFolies
de Montréal offrent cette année plusieurs événements
spéciaux aux couleurs les plus variées, notamment, en
levée de rideau, Le Grand Spectacle Ford Focus Le Vent,
la Mer, le Roc avec Daniel Boucher,
Kevin Parent et Éric Lapointe
— trois artistes québécois qui se sont révélés
au fil des ans aux FrancoFolies —, suivi de L'Événement
Bleue Dry du 15e avec les
Cowboys Fringants — alors que le site rassemble ce
jour-là quelque 110 000 personnes,
une foule record dans l'histoire de l'événement — et
de La Fête des 15 ans Le Lait, célébrée
en force avec les jeunes stars de MixMania.
Outre ces trois mégaspectacles extérieurs
gratuits, la programmation anniversaire inclut de véritables happenings.
Mentionnons la soirée d'ouverture, qui célèbre
les 50 ans de carrière de Claude Léveillée,
le spectacle de Dan Bigras et « ses blondes
», la série de huit spectacles de Michel Rivard avec
un invité différent chaque soir, la rentrée de
Jean Leloup, révélation des toutes premières
Francos en 1989, avec son big band, les fragrances arabo-andalouses de
la sublime Souad Massi, la rencontre de
Daniel Bélanger et de ses amis
Ariane Moffatt, Marc Déry et
JF Lemieux, sans oublier le spectacle de clôture
Salut Brel ! qui réunit plusieurs générations
d'artistes québécois,
accompagnés par l'Orchestre symphonique de Montréal,
pour rendre hommage à Jacques Brel, disparu il y a 25 ans. À tous
ces événements commémoratifs s'ajoutent quantité de
grands noms et de grands artistes en devenir.
Mentionnons Jane Birkin et sa relecture arabisante
du répertoire de Gainsbourg; Juliette Gréco qui
habite la scène avec une élégance singulière;
Ariane Moffatt, révélation de l'édition 2002,
consacrée en 2003; Serge Reggiani,
pour qui le temps semble s'être arrêté; Les Wampas,
totalement endiablés; Rachid Taha,
un des chanteurs arabophones les plus appréciés;
Yann Perreau, révélation des
15es FrancoFolies et récipiendaire
du Prix Félix–Leclerc de la chanson, volet Québec — alors
que le volet France couronne l'Orléanais Fred — sans
oublier la prestation électrisante de Marc Déry lors
du party de clôture. Soulignons également les brillantes
performances des Mélanie Renaud, Dupain,
Colectivo, Prince Diabaté,
Corneille, Tany Manga, Grimskunk,
Toma Sidibé, Ève Cournoyer,
Mandinga, Le Nombre, Diane Tell,
Andrée Watters, Dumas,
Bertrand Louis et Antoine Gratton.
A fin de souligner 15 années de moments inoubliables,
de découvertes et de rencontres artistiques inédites,
Les FrancoFolies de Montréal y vont aussi de deux initiatives
fort appréciées : un double DC regroupant 30 succès
ayant marqué leur histoire, ainsi qu'une magnifique exposition
d'affiches et de photos faisant le survol des 15 ans des FrancoFolies.
Les activités ne manquent pas et tout le monde y trouve son
compte ! Sur l'esplanade de la Place des Arts, dès 16 h
tous les jours, dans le Monde Forain, l'ambiance est particulièrement
planante et dynamique avec le Chango Family Circus.
Tout près, du côté de la Tente karaoké Le Lait, ça
chante avec conviction et ça s'amuse ferme, tandis qu'en fin
de soirée, les couche-tard invétérés vont
danser au Shag, le bar éphémère des FrancoFolies,
installé au Savoy du Métropolis et dont les fenêtres
donnent sur le fond de l'océan grâce à une judicieuse
projection. Quant à la couverture de presse, elle s'avère
plus importante que jamais. Les médias québécois
et canadiens ne ratent rien de l'événement, tout comme
ceux de l'étranger, parmi lesquels on trouve la BBC World
Service, Le Figaro Magazine, Les Inrockuptibles,
Musique Info Hebdo,
Radio France Inter, Télérama et Village Voice,
médias prestigieux qui avivent le rayonnement, à travers le monde, de
la culture francophone en Amérique.
2004
Grille
des spectacles (952 Ko)
Rendez-vous incontournable pour l'ensemble de la francophonie
chantée, vitrine sans égale pour la relève
de toutes allégeances musicales, lieu de découvertes,
d'échanges, de créations inédites et
de collaborations-surprises, Les FrancoFolies de Montréal
font une fois de plus la part belle à la chanson d'ici
et d'ailleurs avec une superbe programmation truffée
de spectacles inoubliables. Fidèle à l'audace
et à la vitalité qui la caractérise,
la plus importante manifestation consacrée à la
musique d'expression française sait à nouveau
innover et procurer des souvenirs indélébiles,
gravés à jamais dans notre mémoire musicale
collective. La 16e édition s'avère un succès
et vient une fois de plus confirmer le rôle essentiel
que joue l'événement pour l'industrie de la
musique francophone, pour les artistes de la relève
comme pour l'ensemble de la communauté montréalaise.
Exception faite de leur édition spéciale du
15e anniversaire, les Francos connaissent, malgré un
temps souvent frais et pluvieux, les meilleures ventes sur
le site de même que les meilleures recettes de billetterie
de leur histoire avec pas moins de 20 spectacles présentés à guichets
fermés. L'engouement pour l'événement
estival est manifeste tant du côté des gens
de l'industrie musicale que des artistes, particulièrement
les musiciens français, et du public, surtout les jeunes.
Grâce à cet enthousiasme partagé et à l'arrivée
de deux nouveaux commanditaires, Loto-Québec et Bell Solo,
Les FrancoFolies de Montréal réussissent à combler
une partie du manque à gagner de 620 000 $
causé par la disparition cette année du Fonds
de compensation sur le tabac qui constitue le seul bémol
de cette 16e édition. Le déficit anticipé s'établit
autour de 300 000 $, soit 4 % du budget de
7,5 millions de dollars de l'événement
sans but lucratif qui avait réussi à résorber
complètement son déficit accumulé en
2003. La qualité et la diversité de cette 16e programmation,
vivement applaudie, suscitent une couverture médiatique
chaude et unanime. Les médias montréalais et
d'autres régions du Québec, de l'Ontario et
du Nouveau-Brunswick, de même qu'en provenance d'une
dizaine de pays participent à l'événement.
Sont notamment présents à Montréal des
médias aussi prestigieux que France 3, Radio France Inter,
Le Figaro, Le Nouvel Observateur,
Télérama, Radio Couleur 3, Le Soir,
VSD, Deutschland Radio et le Toronto Star. Le
site et ses 7 Mondes avec, entre autres nouveautés,
le Monde Hip-hop Solo, sont très
appréciés du public. L'esplanade de la Place
des Arts s'égaie dès 15 h tous les jours,
recevant les très jeunes festivaliers sous le chapiteau
Le Lait, où Les
Petites Tounes enchantent les lieux; les larges
sourires des enfants en disent long sur le plaisir qu'ils
y prennent. On y retrouve un peu plus tard les D.J. du café Méliès
qui, en totale complicité avec leurs platines, créent
des ambiances bien appréciées des jeunes estivants.
Une douce folie habite également le Monde Forain
Loto-Québec, sous les pirouettes et les jongleries époustouflantes
des Anges de la rue qui s'éclatent
dans leurs numéros quotidiens des Folies foraines.
Ceux et celles qui préfèrent les sorties ultra-nocturnes
se donnent rendez-vous aux Partys du Shag.
Installé au Savoy, le bar éphémère
des FrancoFolies reçoit soir après soir des
D.J. émérites et de fervents artistes des Francos
derrière les platines, jusqu'à très tard
dans la nuit permettant aux « folles nuits de Montréal » de
se maintenir à la hauteur de leur réputation !
Pour cette 16e édition, Les FrancoFolies
de Montréal invitent par ailleurs les festivaliers à des événements
spéciaux aux couleurs les plus variées. trois
fois plutôt qu'une. Le tout premier, le Grand Spectacle
Ford Focus Swinguez en ville,
(diffusé en direct sur les ondes de la Télévision
de Radio-Canada) part le Festival du bon pied avec la joviale Bottine
Souriante et ses invités, le collectif de
folklore urbain Zeugma, Yann Perreau, Louise Forestier
et Claude Dubois. L'événement Ford Focus
réunissant Annie Major-Matte, Gabrielle Destroismaisons
et Amélie Veille autour d'Andrée Watters,
ravit les jeunes festivaliers et démontre le dynamisme
de toute une nouvelle génération de chanteuses.
Et finalement, le Vieux-Port de Montréal s'offre une
soirée de clôture endiablée avec Yann Perreau,
Marc Déry et Ariane Moffatt lors
de l'Événement Franco Bleue. Tel un sceau d'appellation
contrôlée, les spectacles-concepts, moments uniques
créés spécialement pour les Francos,
font encore cette année le bonheur des festivaliers.
En 2004, des cinq happenings à l'affiche, deux sont
diffusés en direct à la Télévision
de Radio-Canada, la Fête francophone et Un
air de jeunesse. Se démarquent également
le très attendu Pierre Lapointe -
qui offre quatre soirées magiques, toutes à guichets
fermés, au Monument-National et se voit couronné du
Prix Félix-Leclerc de la chanson 2004 alors
qu'Amélie les crayons devient
lauréate du volet français de ce prestigieux
concours -, Corneille qui voit les
billets de ses deux spectacles s'envoler en un temps record, Stefie Shock,
qui en met plein la vue à l'assistance, Alain Bashung dont
le retour à Montréal était souhaité depuis
plus de neuf ans et l'inclassable phénomène M,
pour qui une 3e soirée en supplémentaire
s'avère un must. Se font également remarquer
Les Breastfeeders, Jeanne Cherhal,
Thomas Fersen, Henri Salvador,
Dan Bigras, le « Petit Roi »
Jean-Pierre Ferland, Jacques Michel,
qui effectue un ultime rappel 17 ans après avoir
quitté la scène, Laurent Voulzy, Fred,
Manou Gallo, Sara Alexander,
Émeline Michel, Yves Marchand,
Syncop, Dumas, Steeve Thomas,
de même que les formations Jaojoby, Dobacaracol
et Les Trois Accords.
2005
Grille
des spectacles (2 210 Ko)
Le bonheur que procure la programmation d'une qualité
exceptionnelle et l'euphorie qu'elle suscite n'ont d'égal que la
magnifique température qui fait corps avec les 17es FrancoFolies
de Montréal. En effet, dans son désir d'offrir
aux festivaliers l'occasion de découvrir le meilleur
de la musique francophone, l'événement atteint,
en 2005, des sommets ! La cinquantaine de spectacles
présentés en salle et les quelque 150 concerts
entièrement gratuits à l'extérieur
rassasient les festivaliers de tous âges, de toutes
origines et de toutes allégeances musicales qui envahissent
littéralement le site et les salles de spectacles
durant 10 jours. Un succès au-delà de
toutes attentes, qui fait écrire à Pierre Siankowski,
du magazine Les Inrocks : « C'est
désormais officiel : le meilleur festival de “chanson
française” – au sens extra large
du terme bien entendu – ne se trouve plus en
France, mais bien à Montréal, Québec,
Canada ». Avec la réponse enthousiaste
du public au niveau de la billetterie, conjuguée à l'aide
de ses partenaires publics et privés, notamment l'appui
du gouvernement du Québec à la chanson québécoise,
les Francos sont enfin en mesure d'atteindre l'équilibre
budgétaire pour l'édition 2005 dont l'enveloppe
dépasse les huit millions de dollars. Si tout un
chacun s'accorde pour donner un grand coup de chapeau à Dame Nature,
plusieurs spectacles présentés à l'occasion
de cette 17e édition des Francos ont littéralement
volé la vedette au beau temps dans le cœur
des festivaliers et des programmateurs.
Il en est ainsi du Grand Spectacle Ford Focus
Beau D'Hommage,
grand spectacle d'ouverture gratuit, hommage émouvant
aux 30 ans du mythique groupe Beau Dommage,
qu'ont rendu Mes Aïeux, Kate
et Anna McGarrigle, Vincent Vallières,
Florent Vollant, Claire Pelletier,
Susie Arioli, Paul Piché et
Mara Tremblay – ce spectacle historique,
diffusé sur les ondes de la
Télévision de Radio-Canada,
est précédé du documentaire Beau Dommage,
c'est ben gravé dans ma mémoire !,
qui relate les principaux moments de la création
de l'album hommage, réalisé l'hiver précédent,
ainsi que des entrevues exclusives avec les membres du groupe
original – et le spectacle de clôture
Tous avec Vigneault au bout du monde, diffusé sur les
ondes de TV5.
Autres coups de cœur,
Tiken Jah Fakoly, Alain Bashung,
tout spécialement son interprétation touchante
de Frédéric avec Christophe,
le spectacle collectif des lauréats du Prix
Félix-Leclerc de la chanson, la création pépiphonique
de Pierre Lapointe, Diane Dufresne chantant
Kurt Weill avec l'Orchestre Métropolitain du
Grand Montréal sous la direction de Yannick Nézet-Séguin,
les Cartes
blanches à Marie Elaine Thibert,
Enrico Macias, Damien Robitaille,
Gatineau, Diane Tell, Aut'chose,
JP Nataf et Albin
de la Simone, ainsi que Ya Kengué et
Alpha Yaya Diallo, La Volée d'Castor,
Oztara Nouzôte, Le Nombre,
Malajube
et Groovy Aardvark, Philémon Bergeron-Langlois,
Pauline Croze, Camille, Accrophone,
Daara J, Les Goules,
Jean François Fortier, Amadou
et Mariam, Lokua Kanza,
Vincent Vallières,
lauréat du Prix Félix-Leclerc de la chanson
2005, et TTC. En ce qui a trait au toujours
aussi couru bar éphémère, on décerne
la médaille de bronze à iamdjsylvie et
D.J. Tök,
celle d'argent à Mélissa Mars et
la médaille d'or à Ghyslain (Bounce
le gros) Poirier. Les Partys du Shag
Bleue Dry, installé cette année
au Monument-National, sont également marqués
par, tantôt un D.J. improvisé pour un soir
tel Yann Perreau, tantôt par
un émérite platiniste comme D.J. Frigid,
jusqu'à très tard dans le petit matin. Les
Francos 2005 ont la touche en présentant de soir
en soir sur leurs scènes extérieures gratuites
des artistes d'un rare brio, qui savent émouvoir
et amuser des foules nombreuses. Les records d'ensoleillement
font visiblement le bonheur des familles, des plus jeunes
comme des plus vieux, heureux de s'ouvrir sur de nouveaux
horizons musicaux. Jamais n'a-t-on vu autant de festivaliers
se masser autour des scènes du grand site extérieur.
Un bonheur tangible se lit sur leurs visages tout au long
de la semaine, d'un Monde à l'autre, de 15 h à minuit.
Un succès populaire sans précédent ! Les P'tites
tounes, au Chapiteau Le Lait,
connaissent un succès retentissant parmi leur jeune
public, mais aussi auprès des parents qui s'amusent
ferme à entonner les ritournelles sympathiques et éducatives
des quatre compères musiciens Vergara, Samson, Saucier
et Fortier. Par ailleurs, les fervents de karaoké ont
vite fait d'adopter avec un bel enthousiasme la nouvelle
formule présentée cette année au Chapiteau
Le Lait. Le public est invité à chanter
en étant accompagné d'un band live… !
La demande est si forte au bout de quatre jours qu'on décide
d'allonger les heures initialement prévues au programme.
Une douce folie habite également le Monde
Forain Loto-Québec, sous les pirouettes
et les acrobaties amusantes du Collectif Terre et
mer qui s'éclatent dans son numéro
quotidien de Piratefolies avec
ses corsaires bigarrés et ses filous trapézistes.
Le Monde Hip-hop Solo Mobile a aussi vite
fait de se gagner des adeptes de breakdancing avec ses démos
quotidiens.
2006
Grille
des spectacles (2 529 Ko)
Pour leur 18e édition, Les FrancoFolies
de Montréal se sont encore révélées
majeures ! Sa programmation, véritable concentré tonique
d’une musique francophone pétante de santé,
s’est avérée tout à fait de son âge :
curieuse de tout, ouverte sur le monde, intense, passionnée,
voire un peu folle, candide ou au contraire d’une maturité confondante,
parfois insolente, mais toujours attachante et vivifiante. Bref,
la jeunesse dans toute son expression ! Car ce n’est
pas parce qu’on a 18 ans qu’on a fini de grandir… Ces
Francos du cœur ont offert une cinquantaine de spectacles
présentés en salle et quelque 150 concerts
extérieurs gratuits si grisants que les Montréalais
ont littéralement envahi le site des Francos et que,
malgré un lent démarrage en raison des pluies
rébarbatives du premier week-end, Les FrancoFolies
ont atteint leurs objectifs budgétaires, voire enregistré de
nouveaux records, tant pour les ventes en kiosques que pour
la billetterie (la meilleure année si l’on excepte
l’édition 15e anniversaire, qui comptait une
journée de plus). Ce revirement de situation démontre,
si besoin était, à quel point la demande pour
un tel événement est réel et traduit sans
aucun doute possible l’insatiabilité des Montréalais
pour la musique francophone et ses manifestations. Cette année
a été celle des hommages, preuve implicite de
la richesse du patrimoine francophone de la chanson : d’abord,
on aura tous senti la présence du grand Serge Gainsbourg,
par le biais de tous ces artistes qui, ici et là, reprenaient à leur
façon une de ses chansons immortelles. Aussi, trois spectacles
se sont voulus un salut historique et émouvant à autant
de monuments de la chanson de chez nous, Serge Fiori,
Claude Léveillée et
Raymond Lévesque qui,
par leur apport incommensurable à la culture québécoise,
ont laissé leur marque dans l’esprit et le cœur
de toutes les générations du Québec. Des
dizaines d’artistes de tous horizons se sont portés
volontaires pour se faire interprètes d’un soir
de ces chansons inoubliables. Deux grands rassemblements extérieurs
gratuits, le Grand Spectacle d’ouverture Ford Focus Le
Pied dansant, animé par Luck Mervil,
et la Grande Fête Air Transat avec Éric Lapointe et
ses invités en clôture, auront également
marqué cette édition 18e anniversaire. Les
Francos auront aussi fait la part belle à la relève,
notamment en remettant le Prix Félix‑Leclerc de
la chanson 2006 au groupe québécois Karkwa et à la
chanteuse française Agnès Bihl et
le prix de la Fondation du maire de Montréal
pour la jeunesse à Roberto Lopez
Project. On aura aussi découvert
le spectacle de haute voltige musicale à la virtuosité électronique
et planante d’Émilie Simon et
d’Ariane Moffatt, la forte présence
sur scène d’un Marco Calliari fier
de ses origines italiennes, les rythmes des envoûtantes DobaCaracol,
la gymnastique linguistique et la redoutable folie des Loco Locass,
la désormais réputée bête de scène
qu’est Yann Perreau, l’énergie
ravageuse de Chango Family, la foule en
délire aux prestations d’Indochine et
le meilleur spectacle à vie du chanteur-emblême
du Québec, Michel Rivard. Quant
au bar éphémère Le Shag,
fin de parcours des soirées aussi francos que folles,
il s’est à nouveau révélé digne
de sa réputation, invitant dans son tourbillon D.J. d’un
soir ou émérites (comme Les Moquettes Coquettes,
Chafiik et Ghyslain Poirier)
et festivaliers en quête d’un dernier coup de cœur
avant la nuit. Il faut également saluer la participation
d’Air Transat, grandement facilitée en raison
de la tenue des Francos en juin cette année, qui aura
permis la venue à Montréal d’un nombre accrû d’artistes
français et européens. De plus, soulignons le
fait que Les FrancoFolies ont sans doute reçu le plus
beau cadeau qu'elles pouvaient espérer pour célébrer
leur majorité, celui d'avoir enfin pu éliminer
leur déficit accumulé de 430 000 $,
grâce à une édition record en juin et de
nouveaux partenaires comme Molson, Vidéotron et Air Transat.
Avec l'appui renouvelé du gouvernement du Québec,
qui permettra à l’événement sans
but lucratif de stabiliser son équilibre budgétaire
en retournant en août, Les FrancoFolies de Montréal
semblent maintenant en bonne voie de pouvoir assurer leur pérennité.
2007
Grille
des spectacles (8 488 Ko)
Pour leur 19e édition, Les FrancoFolies
de Montréal ont encore prouvé à quel point
elles sont essentielles pour la musique francophone... et à quel point
cette dernière est essentielle à notre bonheur ! Un bonheur
que Montréalais et touristes ne se sont pas privés d’apprécier,
comme le laissent notamment entendre les ventes sur le site — les plus
importantes de l’histoire des Francos, exception faite de leur 15e anniversaire
— ainsi que celles enregistrées à la billetterie, avec 14 spectacles
à guichets fermés. Une hausse majeure qui reflète sans doute un plus grand
nombre de visiteurs et qui, heureusement, freine le déficit à 300 000 $
plutôt que les 500 000 $ initialement prévus à cause
du retour à la case d’août et du manque de financement